Comment préparer sa retraite à 55 ans en 2026 ?
Vous vous approchez à grand pas de la soixantaine, à 55 ans, vous êtes lancé à toute allure sur la dernière ligne droite de votre vie professionnelle, dans le money time, comme on dit en tennis.
Vous entrez dans une période charnière où vous devez consolider vos droits et optimiser votre patrimoine pour vous garantir des revenus suffisants au moment de votre départ à la retraite.
À ce stade, il vous reste moins de 10 ans, ce qui laisse une petite marge de manœuvre si vous n’avez pas encore commencé à vous constituer une retraite complémentaire par capitalisation.
Rien n’est perdu, mais ça va vous demander un effort d’épargne plus important que quelqu’un qui a démarré, ne serait-ce qu’à 40 ans.
Pas de temps à perdre, nous allons revoir ensemble les étapes essentielles et les solutions d’épargne adaptées pour aborder cette nouvelle vie avec sérénité.
Prêt(e) à passer à l’action ?

Le bilan administratif : une étape incontournable à 55 ans
À 55 ans, votre première action est de réaliser un premier bilan de carrière.
Aucun meilleur moment n’existe pour identifier et corriger les éventuelles anomalies avant que le temps ne presse.
La reconstitution de votre carrière et la vérification des informations
Si ce n’est pas déjà fait, vous devez impérativement créer ou utiliser votre espace personnel sur l’assurance retraite pour accéder à des services personnalisés comme la consultation de votre relevé de carrière ou la demande de retraite en ligne.
L‘Estimation Indicative Globale (EIG) : dès l’âge de 55 ans, vous recevez, une estimation indicative globale de la part de vos caisses de retraite. Ce document récapitule votre parcours professionnel et fournit une estimation de votre pension selon différents âges de départ possible. Cette estimation vous sera ensuite envoyée tous les cinq ans,
Votre relevé de carrière : vous devez consulter votre relevé de carrière (droits acquis au régime général) ainsi que votre relevé de carrière tous régimes (droits acquis dans les régimes de base et complémentaires, exprimés en trimestres et en points). Ce document est essentiel, car il sert de base pour définir votre date de départ et calculer votre retraite définitive.
La régularisation de vos droits est une étape que vous devez faire avec le plus grand sérieux, vous avez la charge de vérifier l’exactitude de votre relevé.
Si vous constatez une anomalie ou qu’il manque des informations, c’est souvent le cas si vous avez occupé de nombreux postes durant votre carrière, vous devez demander la mise à jour de votre relevé de carrière via le service en ligne dédié.
Ajustez vos trimestres et anticipez votre départ
En parallèle de ces actions de vérification, des outils de simulation en ligne sont à votre disposition pour aider à estimer votre âge de départ et le montant de votre future retraite.
L’option du rachat de trimestres peut être envisagée si votre carrière est incomplète.
Sachez qu’il est possible de racheter des trimestres correspondant aux années d’études supérieures (bac+2 minimum) ou aux années où les cotisations n’ont pas permis de valider quatre trimestres.
Il est bon de noter que le barème de rachat tient compte de votre âge, rendant l’opération moins coûteuse si vous vous y prenez tôt.
Avant de racheter des trimestres tête baissée, il convient de le comparer avec toutes les solutions de préparation à la retraite et de voir lesquelles sont les plus pertinentes.
Car, si l’option est intéressante, le rachat de trimestres est bien souvent cher et peu rentable sur le long terme.
Pour la planification et le suivi de votre retraite, inscrivez-vous à mon agenda retraite.
Ce service vous propose un accompagnement et vous informe régulièrement par mail ou sms de toutes les démarches à effectuer pour préparer votre demande de retraite en toute tranquillité, à partir de 5 ans avant la date prévue de votre départ.
L’évaluation financière : l’effort d’épargne qu’il vous reste à fournir
C’est une certitude : votre pension de retraite sera presque toujours moins élevée que votre dernier revenu d’activité.
Si, par exemple, vous êtes un salarié cadre, cela peut représenter environ 50 % du dernier revenu, et de 60 à 75 % pour les autres salariés, fonctionnaires et chefs d’entreprise.
Comme nous l’avons vu en préambule, utilisez l’EIG pour évaluer l’écart qu’il vous reste à combler entre vos besoins futurs et le montant de votre pension estimée.
Une étape souvent baclée mais qui peut s’avérer handicapante pour la suite, c’est la définition de votre budget prévisionnel de retraité.
Pour cela, vous devez vous établir à partir des informations que vous avez obtenues pour estimer le budget mensuel dont vous pensez avoir besoin une fois à la retraite.
Il vous faut considérer aussi que vous allez disposer à la retraite de plus de temps que lors de votre vie active.
Vous allez surement dépenser plus annuellement, que ce soit pour des voyages, des activités supplémentaires ou aussi pour aider financièrement vos proches, enfants et petits-enfants.
Ensuite, il vous faut planifier l’effort d’épargne qu’il vous reste à fournir pour capitaliser et être sur d’obtenir le manque à gagner à couvrir lors de votre départ à la retraite.
À 55 ans, vous n’avez plus le luxe de faire des erreurs, les 9 ans qui vous séparent de votre retraite doivent être utilisés à bon escient.
C’est le rôle d’un conseiller en gestion de patrimoine de construire une stratégie patrimoniale sur mesure, en fonction de vos moyens à l’instant T, pour réaliser les objectifs que vous vous êtes fixés.
Si vous cherchez un professionnel de confiance, n’hésitez pas à nous contacter.
Optimiser votre épargne : les placements à privilégier
Il vous reste encore environ une décennie pour booster vos placements et disposer de l’entièreté de vos revenus complémentaires
À votre âge, il va falloir arbitrer entre performance et risques, le but étant d’alléger les risques au maximum en vous tournant vers des produits plus fiables, quitte à augmenter le montant de votre effort d’épargne.
Mais, en diversifiant votre portefeuille, sur 10 ans de capitalisation, vous avez l’opportunité d’obtenir un bon couple rendements/risques.
Pour cela, vous pouvez vous tourner vers des produits financiers ou immobiliers.
L’assurance-vie à 55 ans
Vous disposez normalement déjà d’un ou plusieurs contrats d’assurance-vie dans votre patrimoine global, et, si ce n’est pas le cas, je vous invite à mettre cette option dans votre réflexion.
C’est le contrat le plus souple, il est parfaitement adapté à la préparation à la retraite.
Les fonds sont accessibles à tout moment, que vous retiriez tout ou partie du capital.
Mais c’est à partir de 8 ans de détention que la fiscalité appliquée à ce contrat devient intéressante.
Voici un tableau récapitulatif de la fiscalité de l’assurance-vie.
| Événement fiscal | Contrat / Situation | Régime fscal applicable (Impôt sur le Revenu – IR) | Taux et seuils |
| Rachat (du vivant de l’assuré) | Principe général | Seule la part des intérêts comprise dans le rachat est imposée. La capitalisation s’effectue en franchise d’impôt. | La fiscalité est fonction de la durée du contrat (et non de la date des versements). |
| Rachat avant 8 ans | Intérêts compris dans le rachat | Soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 12,8 % ou, sur option globale, au barème progressif. | PFU : 12,8 %. |
| Rachat après 8 ans | Abattement | Un abattement annuel s’applique sur l’assiette taxable (hors prélèvements sociaux). Cet abattement s’applique en priorité sur les produits relatifs aux primes versées avant le 27 septembre 2017. | 4 600 € (personne seule) ou 9 200 € (couple marié). |
| Rachat après 8 ans | Primes n’excédant pas 150 000 € (versées depuis le 27/09/2017) | Après application de l’abattement, les intérêts sont soumis au PFU de 7,5 % ou, sur option globale, au barème progressif. | PFU : 7,5 %. |
| Rachat arès 8 ans | Primes excédant 150 000 € (versées depuis le 27/09/2017) | La fraction des produits attachée aux primes dépassant 150 000 € est soumise au PFU de 12,8 % ou, sur option globale, au barème progressif. | PFU : 12,8 % (pour la fraction excédentaire). |
| Avance | Utilisation d’une avance | La somme n’étant pas retirée du contrat, il n’y a pas de fiscalité applicable. On évite ainsi la perception d’un revenu imposable. | Aucune imposition. |
| Exonérations d’IR sur les rachats | Situation particulière du bénéficiaire (quelle que soit la durée du contrat) | Exonération d’impôt sur le revenu possible si le dénouement résulte du licenciement, de la mise en retraite anticipée, de la fin d’un CDD, de la cession d’activité non salariée ou de l’invalidité du souscripteur ou de son conjoint/partenaire de PACS. | L’exonération ne s’applique pas si le souscripteur a opté pour le prélèvement forfaitaire libératoire. |
| Sortie en rente viagère | Produits capitalisés avant la transformation | Exonérés d’impôt sur le revenu à condition que la rente viagère ait été prévue dès l’origine. | |
| Sortie en rente viagère | Arrérages de la rente | Imposables à l’impôt sur le revenu au barème progressif pour une fraction déterminée selon l’âge du rentier lors de l’entrée en jouissance. | La part imposable varie de 70 % (moins de 50 ans) à 30 % (70 ans et plus). |
Prélèvements sociaux (PS) et IFI
| Domaine fiscal | Règle / modalité | Taux et spécificités | Taux et euils |
| Prélèvements Sociaux (PS) | Principe | Les produits sont soumis aux prélèvements sociaux (PS), même s’ils sont exonérés d’impôt sur le revenu. | Taux global de 17,2 %. |
| Modalités de perception des PS | Fonds en euros | Retenus année par année, au moment de l’inscription en compte. | |
| Modalités de perception des PS | Unités de compte | Retenus au moment du rachat. | |
| Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) | Contrats concernés | Seule la valeur représentative des unités de compte composées d’actifs immobiliers est imposable à l’IFI. | La fraction des fonds euros représentant des actifs immobiliers n’est pas taxable. |
| IFI | Impact d’une avance | L’avance peut être inscrite au passif de l’IFI au prorata de la fraction taxable. | |
| IFI | Plafonnement | Les produits compris dans le rachat, qu’ils soient taxables ou exonérés, sont à prendre en compte pour le calcul du plafonnement de l’IFI. |
Concernant les contrats, tous ne se valent pas, il faut bien comprendre la différence entre un contrat d’assurance-vie dit maison et un contrat en architecture ouverte.
Le premier, généralement d’une banque traditionnelle, offre peu de choix dans les supports d’investissements et ce sont bien souvent des fonds maison.
À l’inverse, un contrat en architecture ouverte propose une multitude de supports, ce qui vous offre l’opportunité de vous constituer un univers d’investissement diversifié en fonction de votre profil d’investisseur.
Dans ces contrats, vous pouvez investir dans :
- Des fonds en euros
- Des unités de compte
- Des obligations
- Des produits structurés
- Des supports immobiliers comme les SCPI et les OPCI
- Du Private equity
- ….
Un dernier point concernant la transmission : elle n’entre pas dans l’actif successoral et vous pouvez choisir vous-même, via la rédaction d’une clause bénéficiaire, qui seront les bénéficiaires effectifs de votre contrat.
Le PER : le plan épargne retraite
Depuis 2019, le PER est le contrat unique et spécialement dédié à la préparation de votre retraite.
Le capital que vous allez verser dessus est, de ce fait, bloqué jusqu’à votre départ à la retraite, c’est-à-dire, dans votre cas, pendant au minimum 9 ans.
Des cas de sorties anticipées existent, si vous souhaitez acheter votre résidence principale ou si vous faites face à des accidents de la vie (invalidité, expiration de droits de chômage, décès de votre conjoint…).
À noter : vous n’êtes pas obligé de le liquider lors de votre départ à la retraite. Un PER peut se transmettre.
Concernant l’univers d’investissement, c’est comme l’assurance-vie, la diversité des supports d’investissement va dépendre de la qualité du contrat et donc de son choix.
Mais la grande différence se fait durant la période de capitalisation.
Les versements que vous allez réaliser sur votre plan épargne retraite sont déductibles de vos impôts.
Le montant de la réduction est proportionnel à votre niveau d’imposition, c’est-à-dire votre tranche marginale d’imposition (TMI).
Plus elle est élevée, plus votre réduction d’impôt est importante.
Voici un tableau de la réduction d’impôt obtenue en fonction des différentes TMI, pour un total de versements de 20 000 € par an.
| TMI | Versements annuels | Réduction d’impôts |
| 0% | 20 000 € | 0 € |
| 11% | 20 000 € | 2 200 € |
| 30% | 20 000 € | 6 000 € |
| 41% | 20 000 € | 8 200 € |
| 45% | 20 000 € | 9 000 € |
À noter : le gain fiscal acquis se paye à la sortie, contrairement à l’assurance-vie, le PER est imposé au barème progressif plus aux prélèvements sociaux de 17,2% sur le capital plus les intérêts.
Pour finir, si vous souhaitez clôturer votre PER au moment de votre départ à la retraite :
- Vous pouvez sortir 100% en capital
- Vous pouvez sortir 100% en rentes viagère
- Vous pouvez sortir en choisissant un mix des deux
Le PEA : le plan épargne action
Le Plan d’Épargne en Actions (PEA) représente une enveloppe fiscale privilégiée qui est significativement pertinente pour préparer votre retraite.
Elle permet d’obtenir des revenus complémentaires et de compléter le manque à gagner de votre pension.
Pour un objectif de retraite à 55 ans, les avantages de ce dispositif résident principalement dans sa fiscalité avantageuse et la grande souplesse qu’il offre après un certain seuil de détention.
Le bénéfice économique majeur du PEA : accroître votre capital de départ grâce à des opportunités de rendement élevé sur les marchés boursiers, notamment en investissant dans des actions ou des OPCVM (Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières).
L’attrait fiscal du PEA est lié à la durée de détention du plan, avec une capitalisation en franchise d’impôt durant toute la phase d’épargne et tant que vous ne réalisez aucun retrait.
Les revenus et gains générés (dividendes et plus-values) ne sont pas imposés à l’impôt sur le revenu (IR), à condition que les sommes soient réinvesties dans le PEA.
Les arbitrages entre supports se font également en franchise d’impôt.
Après 5 ans de détention, vous allez pleinement bénéficier des avantages fiscaux du PEA.
Les plus-values réalisées en cas de retrait ou rachat sont exonérées d’impôt sur le revenu, de même que la sortie en rente.
Seuls les prélèvements sociaux, au taux de 17,2 %, restent dus sur les gains.
Le PEA offre une grande souplesse, notamment grâce à la disponibilité du capital à tout moment.
C’est d’autant plus vrai après la cinquième année, car les retraits ou rachats partiels n’entraînent plus la clôture de votre plan.
Lors de votre départ à la retraite, vous pouvez opérer des retraits réguliers ou ponctuels pour compléter vos revenus, tout en étant libre de continuer à effectuer des versements complémentaires, dans la limite du plafond légal, sur votre plan non clôturé.
De plus, l’ouverture d’un PEA classique et d’un PEA PME-ETI vous offre un plafond global de 225 000 €.
Enfin, au moment de percevoir vos revenus, vous avez le choix entre la sortie en capital ou une sortie en rente viagère.
Investir en immobilier pour obtenir un complément de revenu
L’investissement en immobilier est une excellente opportunité pour vous constituer un patrimoine et sécuriser vos revenus futurs.
Pour cela, vous avez de nombreuses manières de tirer profit de votre effet de levier grâce au crédit immobilier.
Achetez votre résidence principale
C’est l’un des premiers réflexes à avoir pour préparer votre retraite.
En effet, une fois votre prêt immobilier soldé, vous n’avez plus le poids des loyers mensuels de votre logement à supporter.
Cela vient directement compenser une partie de votre perte de revenu.
Si vous n’avez pas déjà passé le pas, c’est une option à étudier en fonction de votre choix de vie.
Anticiper aussi le type de logement que vous allez acheter, en prévoyant un bien adapté, accessible, sans contraintes, qui demande un minimum d’entretien.
L’investissement locatif
Pour investir en nom propre en immobilier locatif, vous avez 2 choix :
- La location nue : c’est la forme la plus élémentaire pour investir, vous achetez un bien immobilier (idéalement à crédit) et vous le louez à des particuliers au titre d’habitation principale. Les revenus fonciers que vous percevez sont imposés au barème progressif, plus aux prélèvements sociaux de 17,2%. Si vous êtes dans les plus hautes tranches d’imposition, cette solution est rapidement lourde fiscalement
- Le statut LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel) : c’est le meilleur statut pour investir en nom propre en tant que particulier, et notamment si vous êtes lourdement fiscalisé. La force de ce statut est l’amortissement comptable du bien, qui vient faire tendre vos revenus locatifs vers 0 € pendant de nombreuses années.
L’immobilier pierre-papier avec les SCPI
Avec les SCPI, vous pouvez investir en immobilier en vous débarrassant purement et simplement de toute la gestion inhérente à l’univers de l’investissement en immobilier locatif.
Concrètement, vous achetez des parts de la SCPI, et vous recevez mensuellement, trimestriellement ou annuellement des revenus issus au prorata des parts que vous détenez.
C’est aussi simple que ça.
C’est un investissement immobilier, il vous permet donc d’acheter vos parts en cash ou à crédit.
Vous pouvez les détenir en direct ou au travers d’un contrat d’assurance-vie (si celui-ci le permet), ce qui est encore plus intéressant au niveau de la fiscalité, car les revenus qui restent dans votre contrat ne sont pas imposés.
Les frais sont en revanche plus élevés, de par la délégation totale de la gestion.
Mais, les rendements nets des bonnes SCPI ne sont pas si éloignés des rendements locatifs de biens détenus en direct.
Pour terminer, bien que la demande officielle de votre départ à la retraite doive être faite seulement quatre mois avant la date de départ que vous souhaitez, il est vivement conseillé de commencer à réfléchir aux démarches en amont, car elles sont souvent longues et chronophages.
Sachez que si vous effectuez votre demande en ligne, vous ne faites qu’une seule démarche pour l’ensemble de vos régimes de retraite (de base et complémentaires),.
En vous attaquant dès maintenant à ces étapes administratives et financières, vous vous assurez d’avoir le temps nécessaire pour corriger votre relevé de carrière et faire fructifier votre épargne, garantissant ainsi une transition sereine vers votre nouvelle vie de retraité.
Pour vous assurer que votre stratégie est parfaitement adaptée à votre situation patrimoniale et à votre profil investisseur, n’hésitez pas à faire appel à un conseiller en gestion de patrimoine.
Si vous avez des questions sur la préparation de votre retraite, n’hésitez pas à nous contacter via notre formulaire de contact, nous y répondrons avec plaisir.
