Comment préparer sa retraite à 40 ans en 2026 ?
Vous approchez de la quarantaine ou vous venez tout juste de la franchir ?
La retraite, ça vous paraît peut-être encore lointain, mais je peux vous dire qu’en tant qu’expert en gestion de patrimoine et en préparation à la retraite, je vous l’affirme, vous êtes au meilleur moment pour la préparer sérieusement.
À cet âge charnière, vous êtes à un moment de votre carrière ou votre pouvoir d’achat est fort, ce qui vous donne une bonne visibilité sur vos projets futurs.
Surtout, vous disposez encore d’un horizon de temps exceptionnel de 20 à 25 ans pour investir.
Cet atout temporel est le facteur clé de la réussite de vos investissements qui ont vocation à préparer votre retraite.
Il est temps de prendre la main sur demain et de mettre en place une stratégie concrète.

L’heure du bilan : l’état des lieux financier et administratif
La première étape essentielle pour préparer cette transition, c’est de réaliser un bilan personnalisé de votre situation.
Posez les fondations administratives
Qu’est-ce qu’on entend par fondation administrative, c’est tout simplement le moment de faire l’inventaire, où à date, de tous les documents qui sont nécessaires pour le calcul de vos droits à la retraite.
Êtes-vous à jour de l’archivage de tous les documents qui concerne votre carrière ?
Si la réponse est non, commencer par répertorier tous les documents administratifs liés à votre carrière professionnelle (contrats de travail, fiches de paie, allocations chômage, indemnités). Ils sont la base de calcul de vos droits retraite, et c’est à vous qu’il incombe leur gestion, personne à part, vous ne peut vous aider.
Alors, mettez en place un process d’archivage (idéalement numérique) qui vous facilitera la vie lors du montage de votre dossier retraite.
À 40 ans, c’est aussi un bon moment pour vérifier vos droits à la retraite à la mi-parcourt.
Pour cela, demandez votre Relevé Individuel de Situation (RIS) ainsi que votre relevé de carrière.
Avec ces 2 documents, vous allez pouvoir confronter les chiffres connus par votre caisse retraite et vos chiffres à vous, présents sur les documents en votre possession.
C’est le meilleur moyen de voir s’il y a des erreurs, soit côté caisse de retraite, soit du vôtre avec des documents manquants.
En cas d’erreur au niveau de la caisse de retraite, c’est le bon moment pour faire une réclamation.
Pour finir sur cet aspect-là, comprenez bien les termes clés comme le taux plein, le rachat de trimestres, le cumul emploi-retraite ou le départ anticipé.
Vous aurez ainsi une vision complète de toutes les options administratives qui s’offrent à vous pour partir à la retraite de la façon dont vous avez envie.
Anticipez vos besoins futurs
C’est le point le plus complexe à anticiper, quels vont être vos besoins à la retraite, que l’on parle de budget ou tout simplement de rythme de vie.
Même si ce n’est pas figé dans le marbre, faites cet exercice et estimez les dépenses que vous allez devoir gérer, en immobilier (rénovations, déménagement, résidence senior), en termes de santé, si vous devez ou non soutenir financièrement vos enfants sans oublier le budget que vous souhaitez allouer pour vos loisirs.
En intégrant tous ces paramètres, vous pourrez estimer le complément de revenu nécessaire pour vivre pleinement votre retraite. plus cet état des lieux est réalisé rapidement, moins l’effort financier pour vous constituer une épargne sera difficile.
À noter : plus votre salaire est élevé, plus le Taux de Remplacement est faible. Le taux de remplacement est situé en moyenne entre 50% et 70%. Ce taux correspond au manque à gagner lors de votre départ à la retraite et donc au capital que vous devez générer pendant le reste de votre vie active pour compléter cette perte de revenu.
L’effet multiplicateur du temps pour accélérer votre capitalisation
Le secret pour préparer efficacement sa retraite, même si vous commencez à 40 ans, réside dans la durée et dans l’effort d’épargne.
Vous avez besoin d’environ une vingtaine d’années pour vous constituer un patrimoine convenable avec un effort modéré.
Le capital accumulable est proportionnel à cet effort d’épargne.
Il faut juste retenir que plus vous commencez à épargner tôt, moins votre effort d’épargne sera important, et cela, c’est grâce à l’effet boule de neige des intérêts composés, l’enrichissement est exponentiel avec le temps.
Par exemple, pour atteindre un patrimoine de 500 000 € à 65 ans, l’effort d’épargne n’est pas le même si vous commencez à 40 ans et à 50 ans .
Scénario 1 : démarrage à 40 ans (25 ans d’investissement)
Versement mensuel nécessaire : 1 027 €
Détail du capital à terme :
- Durée : 25 ans (300 mois)
- Capital total investi : 1 027 € × 300 mois = 308 100 €
- Intérêts générés : 500 000 € – 308 100 € = 191 900 €
- Patrimoine final : 500 000 €
Scénario 2 : démarrage à 50 ans (15 ans d’investissement)
Versement mensuel nécessaire : 2 283 €
Détail du capital :
- Durée : 15 ans (180 mois)
- Capital total investi : 2 283 € × 180 mois = 410 940 €
- Intérêts générés : 500 000 € – 410 940 € = 89 060 €
- Patrimoine final : 500 000 €
En commençant à 40 ans plutôt qu’à 50 ans, vous allez économiser au total 102 840 € tout en atteignant le même objectif de 500 000 €.
Vos intérêts composés travaillent 10 ans de plus et génèrent 102 840 € supplémentaires pour vous !
Les intérêts composés sont efficaces uniquement s’ils sont investis sur des placements dynamiques et à long terme, pour cela, avant de vous lancer, assurez-vous de disposer d’une épargne de précaution suffisante, en général, nous conseillons d’avoir 6 à 12 mois de salaires de côté.
Les deux piliers de l’investissement : l’immobilier et le financier
Pour une préparation de votre retraite sereine et sans charge mentale, la diversifier vos placements est obligatoire.
Vous connaissez surement l’adage : il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier.
Il prend tout son sens ici.
L’immobilier : sécurité et revenus complémentaires
L’investissement dans la pierre est une des valeurs sûre pour une bonne partie des français, et pour la préparation de votre retraite, elle se distingue par 3 grands types d’investissement immobilier.
L’acquisition de votre résidence principale : si vous n’êtes pas encore propriétaire, l’acquisition de votre résidence principale doit être étudié dans le cadre de votre préparation à la retraite. Devenir propriétaire à la retraite vous offre une véritable sécurité en supprimant le loyer, après un achat à crédit sur 20 ans. Veillez à choisir un logement que vous pourrez entretenir sans difficulté pendant vos vieux jours.
L’investissement locatif : si vous êtes déjà propriétaire, l’immobilier locatif vous permet de vous constituer un patrimoine à moindres frais en utilisant l’effet de levier du crédit afin de générer des revenus complémentaires via les loyers une fois à la retraite.
Vous avez le choix d’investir en location nue ou en location meublée non professionnelle, la différence entre les 2 statuts est avant tout fiscal.
Les revenus fonciers issus de la location nue sont imposés au barème progressif de l’impôt sur le revenu et au prélèvement sociaux, ce qui n’est pas idéal si vous êtes à un TMI de 30% ou plus.
Les revenus fonciers issus de la location meublée sont imposés eux au titre des BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux) de plus, vous allez bénéficier d’une réduction d’impôts au régime réel, grâce à la déduction des charges et de l’amortissement comptable du bien.
Acheter des parts de SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) : les SCPI sont une alternative pour investir dans l’immobilier sans les contraintes de gestion.
Concrètement, vous achetez des parts dans la société civile, en contrepartie, elle achète et gère un parc immobilier, le plus souvent dédié à des activités professionnelles.
Et en contrepartie, vous recevez des revenus réguliers au prorata des parts que vous détenez.
L’avantage des SCPI, c’est qu’elles sont accessibles à un faible ticket d’entrée, le risque de vacances locatives est mutualisé, en revanche le capital investit et les rendements ne sont pas garantis.
De plus, les revenus sont imposés au barème progressif et aux prélèvements sociaux, attention si votre TMI est élevée.
Les enveloppes financières fiscalement attractives pour préparer sa retraite
À 40 ans, vous disposez encore d’un horizon de temps long (25 ans), cela vous permet de privilégier des contrats multisupports et d’accepter une dose de risque importante afin d’espérer un rendement attractif à long terme.
La star des placements financiers : l’assurance-vie
C’est l‘enveloppe caméléon, l’assurance-vie est l’enveloppe fiscale préférée des français, et à juste titre, elle est versatile et s’adapte à toutes les situations. C’est littéralement un « couteau suisse » patrimonial.
Et dans le cadre de la préparation à la retraite ?
La première chose à savoir, c’est que l’assurance-vie est une enveloppe qui offre une souplesse incroyable.
En effet, votre capital est disponible à tout moment, contrairement à cette idée reçue, vous pouvez réaliser des versements quand vous le souhaitez, vous pouvez aussi mettre en place des versements programmés et les arrêter à tout moment.
La deuxième chose, c’est une enveloppe performante, car elle offre un nombre de supports d’investissements diversifié.
Au travers d’un contrat d’assurance-vie, vous pouvez investir sur du fonds en euros, des unités de compte, des obligations, des actifs immobiliers comme les SCPI ou les OPCI, mais aussi des Produits Structurés pour dynamiser votre capital.
Cette liste est non exhaustive, mais elle vous montre l’étendue des possibilités d’investissement offerte par l’assurance-vie…
Sous réserve de choisir le bon contrat.
En effet, tous les contrats ne se valent pas, et pour profiter de la pleine puissance de ce contrat, il vous faut opter pour un contrat en architecture ouverte qui dispose d’un grand nombre de supports.
Vous allez ainsi diversifier vos allocations et dynamiser vos performances.
Pour choisir un bon contrat d’assurance-vie, contactez-nous.
Enfin, la troisième chose, c’est la fiscalité avantageuse de l’assurance-vie.
Vous êtes imposé uniquement sur les plus-values réalisées, que ce soit lors d’un rachat partiel ou complet.
Avant 8 ans de détention, les plus-values sont imposées à la Flat Taxe de 30% et après 8 ans, seulement à 7,5 % plus 17,2% de prélèvements sociaux, soit une imposition totale de 24,7%, mais ce n’est pas terminé, vous bénéficiez aussi d’un abattement annuel de :
- 4 600 € si vous êtes célibataire
- 9 200 € si vous êtes marié ou PACSE
À noter : exclusivement pour les primes inférieures à 150 000 €.
En bonus, l’assurance-vie est un formidable outil de transmission, car il n’entre pas dans l’actif successoral, et vous pouvez transmettre votre assurance-vie à qui vous voulez en rédigeant une clause bénéficiaire.
Le PER : le Plan Epargne Retraite
Le PER c’est le contrat financier spécifiquement créer pour la préparation de votre retraite.
S’il est identique à l’assurance-vie pour ce qui est des supports d’investissements disponibles, il est en revanche plus restrictif.
En effet, votre capital est bloqué jusqu’à votre départ à la retraite.
C’est donc un investissement à long terme, même s’il existe des cas de sorties anticipées, comme pour l’achat de votre résidence principale, ou encore en cas d’accidents de la vie (décès de votre conjoint, invalidité, expiration des droits de chômage…).
L’autre différence fondamentale avec l’assurance-vie et notamment pour la préparation de votre retraite, c’est que vous avez la possibilité de déduire de votre impôt sur le revenu les versements volontaires réalisés sur votre PER.
Ils sont limités annuellement par un plafond qui est disponible sur votre avis d’impôt.
La réduction d’impôt est égale au pourcentage de votre TMI (Tranche Marginale d’Imposition) sur le capital versé sur votre plan.
Pour bien comprendre, imaginons que vous êtes imposé à 41%, si vous versez 10 000 € sur votre PER, vous allez obtenir une économie d’impôts de 4 100 €.
Si au moment de votre départ à la retraite, vous décidez de clôturer votre PER, vous pouvez choisir la sortie :
- Soit en rente
- Soit en capital
- Soit un mix des deux
Pour finir, l’économie d’impôts dont vous avez bénéficié pendant la période de capitalisation de votre PER et récupérer à la sortie.
C’est-à-dire que vous devez bien comprendre que la totalité du capital est imposé à la sortie à la TMI que vous aurez au moment de la retraite.
Le PEA : le Plan Epargne en Action
Complémentaire à l’assurance-vie et au PER, le plan d’épargne action est aussi un outil intéressant pour la préparation de votre retraite.
Les actions, c’est l’actif le plus performant à long terme.
En moyenne, sur 20 ans, les performances sont de l’ordre de 7% à 10% de rendement.
Avec un PEA, vous pouvez investir sur le marché des actions et acheter des titres européens ou moniaux au travers des ETF.
Mais c’est après 5 ans de détention que le PEA devient réellement puissant, il offre :
- Une exonération d’impôts sur les plus-values réalisées, les prélèvements sociaux restent cependant dus, ce qui fait une imposition sur les plus-values de seulement 17,2%
- Une possibilité d’effectuer des retraits ponctuels sans risque de clôture du PEA
Comme pour tous les placements financiers, c’est d’abord une bonne allocation qui offre ensuite de bon rendement à long terme.
Concernant l’allocation des actifs qui composent votre portefeuille, vous pouvez les choisir vous-même sous réserve d’être suffisamment chevronné, ou bien investir des ETF qui répliquent des indices boursiers composés de paniers d’actions, ou si vous avez un capital suffisamment important, au minimum 50 000 €, confier la gestion de votre PEA à un gestionnaire de fonds qui s’occupera de son allocation et de son suivi dans le temps en fonction de votre profil d’investisseur.
Les solutions proposées par votre entreprise
Vous êtes salarié, peut-être même d’un grand groupe, alors vous pouvez surement profiter des plans, s’ils sont mis en place par votre entreprise, comme le PER collectif ou le PEE.
Avec ces dispositifs, vous pouvez vous constituer un capital pour votre retraite, notamment grâce à l’intéressement, la participation et l’abondement éventuel de votre employeur.
Les sommes versées sur un PEE sont bloquées pendant 5 ans, là où les sommes versées sur un PERCol sont elles bloquées jusqu’à votre départ à la retraite.
La fiscalité avantageuse de ces contrats est attractive à la fois pou, vous, mais aussi pour l’employeur.
Ne négligez pas ces contrats, qui sont souvent peu ou pas utilisés.
La préparation de votre retraite par capitalisation est aujourd’hui une solution indispensable pour obtenir des compléments de revenus, surtout dans un contexte auquel les régimes par répartition sont soumis à des réformes et des incertitudes.
Mettre en place une épargne régulière et diversifiée pour développer votre capital tout en limitant les risques, et ce sont les 25 ans qui vous séparent de la retraite qui vous le permet, si vous utilisez ce temps disponible à bon escient.
En investissant aujourd’hui de manière stratégique, vous vous assurez d’avoir la retraite que vous aurez choisie, et non une retraite que vous allez subir.
Face à la complexité des régimes et des enveloppes fiscales (assurance vie, PER, PEA), il peut être intéressant de faire appel à un expert, comme un conseiller en gestion de patrimoine.
