Comment préparer sa retraite à 50 ans en 2026 ?

L’approche de la cinquantaine est une période décisive dans la préparation de votre retraite

À cet âge, si vous n’avez pas encore démarré votre stratégie, il ne faut plus tarder. 

Avec un horizon d’investissement de 10 à 15 ans, de nombreuses opportunités s’offrent encore à vous pour consolider votre patrimoine et vous assurer un niveau de vie confortable, lorsque vous allez partir à la retraite.

Nous allons vous présenter les quatre axes fondamentaux à étudier pour réussir cette anticipation.

Ces axes sont financiers, immobiliers, administratifs et psychologiques.

Préparer sa retraite à 50 ans

Faire un bilan et anticiper la baisse de revenus

Si vous ne l’avez jamais fait, la première démarche incontournable avant d’entreprendre quoi que ce soit, c’est de faire un  point sur votre situation actuelle.

Peu connu, mais essentiel, c’est le bilan retraite personnalisé, ce bilan a pour objectif d’évaluer précisément vos besoins financiers futurs. 

Vous devez comprendre à quel âge vous pouvez partir à la retraite et surtout quel va être le montant de vos futures pensions, et c’est souvent là qu’on prend peur…   

Rappelez-vous que le départ à la retraite s’accompagne d’une diminution des revenus et ce n’est pas une légende urbaine. 

Cette baisse peut aller jusqu’à 40 % de votre dernier revenu si vous êtes salarié, et même jusqu’à 70 % si vous êtes chef d’entreprise ou en profession libérale, c’est ce qu’on appelle le Taux de Remplacement.

Si vous partez de zéro, voici les étapes à réaliser pour vous mettre en ordre de marche. 

Sécuriser vos droits administratifs : à 50 ans, vous devez vérifier attentivement votre parcours professionnel et l’exactitude de vos droits acquis.

Commencez donc par consulter le relevé de situation individuelle (RIS).

Ce document vous est normalement envoyé tous les cinq ans à partir de 35 ans. Il récapitule l’ensemble de vos droits acquis, tous régimes confondus.

Ne prenez pas les valeurs qui se trouvent dans ce document pour acquise, de nombreuses erreurs se glisse dans ce document et c’est à vous qu’il incombe la responsabilité de les vérifier.

Il est impératif de comparer les informations présentent dans votre RIS avec vos données et de vérifier la présence de tous vos « bonus », tels que les trimestres acquis via la maternité ou le service militaire. 

Toute information erronée doit être signalée et corrigée.

Anticiper avec l’Estimation Indicative Globale : aux alentours de 55 ans, vous recevrez votre EIG, qui reprend les informations du ris et y ajoute une estimation du montant de votre future retraite.

Le rachat de trimestres : si vous constatez qu’il vous manque des trimestres pour partir à taux plein à l’âge légal, l’option du rachat de trimestres est possible. 

Plus vous engagez cette démarche tôt, moins elle sera coûteuse, car le barème tient compte de l’âge au moment de la demande. 

Le coût d’un trimestre dépend de votre âge, de vos revenus et de l’option de rachat choisie.

C’est une option à mettre en perspective avec les autres solutions qui existent pour préparer sa retraite, ce n’est pas forcément très rentable, à voir en fonction de votre profil. 

Développer son patrimoine avec les enveloppes fiscales

Compte tenu des incertitudes du système de retraite par répartition, il est nécessaire de vous constituer une retraite supplémentaire via la capitalisation. 

À 50 ans, votre objectif est d’optimiser votre patrimoine et votre fiscalité. 

Il est fortement recommandé de diversifier vos placements financiers pour minimiser les risques et optimiser vos futurs revenus, qui viendront en complément de ceux que vous allez perdre.

Vous disposez de plusieurs enveloppes fiscales pour investir à long terme tout en maitrisant la fiscalité.

L’assurance-vie : le couteau suisse de l’épargne

L’assurance-vie est l’enveloppe qui s’adapte à tous les objectifs patrimoniaux. 

Elle est flexible et permet d’investir dans de nombreuses classes d’actifs. 

Mais pour cela, il vous faut choisir le bon contrat, car tous les contrats d’assurance-vie ne se valent pas ! 

Certain contrat maison (souvent proposer par votre banque) sont souvent limités, alors que les contrats d’assurance-vie en architecture ouverte, offrent eux un univers d’investissement complet, allant des fonds en euros, aux produits structurés, en passant par actifs immobiliers comme les SCPI.

Vous pouvez à tout moment récupérer tout ou partie de votre capital sur votre assurance-vie, mais c’est après huit ans de détention du contrat que l’assurance-vie offre une fiscalité avantageuse.

En effet, vos plus-values sont exonérées d’impôt sur le revenu dans la limite d’un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule et de 9 200 € pour un couple marié ou pacsé. 

De plus, elle constitue un excellent outil de transmission du patrimoine, car elle n’entre pas dans l’actif successoral et vous pouvez désigner les bénéficiaires effectifs de votre contrat via une clause bénéficiaire.

Le plan d’épargne retraite individuel (PERin) 

Si vous êtes déjà fortement imposé et si vos enfants ont quitté le foyer fiscal, il est probable que votre quotient familial ait augmenté, ce qui entraîne une hausse de votre impôt sur le revenu. 

Le PERin est l’enveloppe fiscale dédiée à la préparation de la retraite, c’est d’ailleurs le seul contrat depuis 2019. 

Ce contrat offre le même univers d’investissement que l’assurance-vie, toujours pareil, en fonction de la qualité du contrat que vous allez choisir. 

Les différences fondamentales entre les 2 contrats sont les suivants : 

  • Votre capital est bloqué jusqu’à la retraite : il est déblocable au moment de votre départ à la retraite sous forme de rentes, en capital à 100% ou un mix des deux. Il existe cependant des cas de sortie anticipés, comme l’achat de votre résidence principale ou en cas d’accidents de la vie (invalidité, expiration de vos droits de chômage…)  
  • Vous pouvez déduire vos versements volontaires : c’est ce qui fait toute la force du PERin, surtout si vous êtes lourdement imposé. Les versements que vous allez effectuer sur votre PERin offrent une réduction d’impôts équivalente à votre Tranche Marginale d’Imposition. Si vous êtes imposé à une TMI de 41% et que vous versez en 2026 10 000 € sur votre PERin, vous recevrez une réduction d’impôts de 4 100 €. Attention à ne pas dépasser votre plafond, il est disponible sur votre avis d’impôt et vous pouvez utiliser les plafonds inutilisés des 3 ans précédentes
  • Fiscalité à la sortie : le gain fiscal en entrée pendant les années de capitalisation se paye à la sortie. A la différence de l’assurance-vie ou seule les plus-values sont imposées, pour le PERin, le capital est imposé au barème progressif en totalité

Le plan d’épargne en actions (pea) 

Le Plan d’Épargne en Actions (PEA) est une enveloppe fiscale particulièrement pertinente si vous recherchez une approche dynamique pour renforcer votre patrimoine financier en vue de la préparation de votre retraite. 

Il s’agit d’une solution complémentaire aux placements comme l’assurance-vie et le PERin.

C’est avant tout un placement orienté vers le marché actions européen, le PEA vous permet d’investir principalement dans des actions d’entreprises françaises ou européennes. Vous pouvez également y loger des parts d’Organismes de Placement Collectif (OPC) éligibles. Bien que l’univers d’investissement soit plus limité que d’autres enveloppes, il est possible de contourner cette restriction avec les ETF, ce sont des trackers qui répliquent des indices boursiers, ce qui vous donne l’opportunité d’investir dans le monde entier. Le plafond de versement maximum sur le PEA est fixé à 150 000 €.

L’avantage fiscal majeur après cinq ans de détention est l’intérêt fiscal du PEA. 

Passé ce délai, les dividendes perçus et les gains réalisés sont alors exonérés d’impôt sur le revenu. Seuls les prélèvements sociaux, au taux de 17,2 %, restent dus sur ces gains.

De plus, vous bénéficiez par ailleurs d’une grande souplesse pour l’utilisation de votre capital. Vous pouvez réaliser des versements et des retraits sans limites et sans que cela entraîne la clôture de votre plan. 

Si vous retirez votre argent avant la cinquième année, même partiellement, cela provoque la clôture de l’enveloppe.

Bon à savoir : si vous le souhaitez, à la clôture d’un PEA qui a plus de cinq ans, vous pouvez opter pour une sortie en rente viagère. Cette rente bénéficie d’une exonération totale d’impôt sur le revenu.

C’est un investissement qui nécessite un accompagnement, comme vous le savez surement, les marchés financiers sont risqués et comportent un risque de perte en capital élevé. Étant donné que certains supports détenus dans cette enveloppe peuvent être dépréciés par les aléas des marchés financiers, nous vous conseillons de faire régulièrement le point avec un conseiller en gestion de patrimoine

Si vous avez le capital suffisant, vous pouvez aussi déléguer la gestion totale de votre PEA à un gestionnaire de fonds, qui va gérer, dans le temps, l’ensemble de votre portefeuille. 

Ce service est généralement disponible si vous avez un minimum de 50 000 € de capital à placer. 

L’investissement immobilier, pour obtenir des revenus complémentaires

Dans le cadre de la préparation de votre retraite, investir en immobilier est une bonne stratégie avec laquelle vous pouvez vous constituer un patrimoine grâce à l’effet de levier du crédit, et disposer des revenus complémentaires à terme. 

C’est ce que vous allez chercher ici, pour vivre pleinement votre retraite.

L’achat de votre résidence principale : si vous ne l’avez pas encore fait, devenir propriétaire de votre résidence principale est l’un des premiers réflexes à avoir.

En effet, une fois le crédit remboursé, vous éliminez les loyers, ce qui permet de compenser votre baisse de revenus à la retraite.

À noter : pour le choix de votre résidence principale, anticipez l’avenir, privilégiez un logement accessible, idéalement de plein pied, qui nécessite peu d’entretien et dont les charges mensuelles de fonctionnement sont raisonnables.

L’investissement « pierre papier » avec les SCPI : cette classe d’actifs en immobilier est intéressante, si vous voulez des revenus complémentaires issus de l’immobilier mais sans les contraintes de gestion. 

Vous achetez des parts de SCPI, en cash ou à crédit et en contrepartie, vous devenez propriétaire d’une fraction de l’ensemble des biens détenus par la Société Civile de Placement Immobilier.  

Le ticket d’entrée pour accéder à de l’immobilier est ridiculement bas par rapport à de l’immobilier détenu en direct. 

Les prix commencent à quelques centaines d’euros la part. 

Concernant la performance de cet actif, le rendement annuel moyen des SCPI est d’environ 5 %.

La seule ombre au tableau est la fiscalité, qui peut être lourde en fonction de votre tranche marginale d’imposition, mais elle est contournable si vous investissez au travers d’un contrat d’assurance-vie. 

Une autre  stratégie particulièrement pertinente à 50 ans est l’investissement en nue-propriété

Qu’elle soit en direct ou via une SCPI, avec cette approche, vous achetez un bien dit démembré. 

Explication du démembrement : la propriété d’un bien est constituée de 3 parties, l’abusus (possession), l’usus (utilisation) et le fructus (perception). Dans le cadre d’un démembrement de propriété, si vous êtes nu-propriétaire, vous détenez l’abusus et l’usufruitier l’usus et le fructus.   

Lors de cet investissement atypique, vous achetez uniquement la nue-propriété d’un bien ou de parts (dans le cadre d’une SCPI). 

Au bout d’un certain temps, en général au minimum 15 ans, vous récupérez la pleine propriété du bien et donc l’usufruit, qui vous ouvre la perception des loyers.

Pourquoi c’est intéressant ? 

Avec cette stratégie, vous pouvez acquérir un patrimoine immobilier à prix décoté pouvant aller de 40 à 60%. 

Pendant la durée de démembrement, vous ne percevez pas de revenus locatifs et donc vous n’êtes pas imposé. 

Les biens acquis de cette manière n’entrent pas dans l’assiette taxable de l’IFI durant la période de démembrement.

L’avantage est double : vous ne payez pas d’impôt sur les revenus fonciers immédiatement, et vous pouvez faire coïncider la fin du démembrement (la reconstitution de la pleine propriété et le début de la perception des loyers) avec votre départ à la retraite, lorsque votre niveau d’imposition est généralement plus faible.

Planifier une stratégie cohérente d’investissement pour préparer votre retraite à 50 ans

Vous l’avez compris, des solutions pour préparer sa retraite, il n’en manque pas. 

Le plus complexe dans tout cela, c’est par où commencer et quelles sont les solutions qui vont être les plus pertinentes en fonction de votre profil d’investisseur et compte tenu de votre situation ?

La répartition de votre capital doit être judicieusement répartie entre les différentes classes d’actifs et leur niveau de risque. 

C’est votre tolérance aux risques, votre horizon de placement, votre âge et votre situation à l’instant T qui vont déterminer tout cela. 

En sachant que plus vous approchez de la retraite, plus votre capital doit être sécurisé. 

C’est maintenant ou jamais pour passer à l’action.

Passé ce délai, tout est encore possible, mais à partir d’aujourd’hui, chaque année d’inaction augmente de manière exponentielle l’effort d’épargne que vous allez devoir fournir pour la préparation de votre retraite.

C’est là qu’un conseiller en gestion de patrimoine prend tout son sens, c’est son coeur de métier. 

Planifier une stratégie sur mesure en adéquation avec vos objectifs et vos moyens. 

Vous cherchez un professionnel de confiance ? 

Contactez-nous.